Les 7 règles d’or d’une relation harmonieuse

Relation harmonieuse

Les 7 règles d’or d’une relation harmonieuse

L’ego : point trop n’en faut

L’ego est le principal-le seul?-responsable des rapports de force qui abîment tant notre quotidien. En effet, dès l’instant ou le sens de l’ego domine, s’affirme face à un autre, il provoque immédiatement une réaction de défense qui entraîne chez l’autre  la même attitude, appelant sur le devant de la scène un autre ego, tout aussi raide.

Dit autrement, l’ego, le moi ce personnage que l’homme croît être, hypertrophié, usurpe chaque jour davantage la place du cœur : les rencontres avec nos profondeurs sont fugitives et rares, alors qu’elles devraient occuper la première place. Nous sommes obsédés par notre image, nous ne vivons que du regard de l’autre, de son estime et de son jugement. Notre vie devient une course effrénée pour obtenir la reconnaissance d’autrui. Ce qui nous fait vivre, c’est de paraître, d’être de « bien vus » et non d’être.

Et si nous essayions de temps à autre de remplacer notre « moi d’abord », systématique par un « après toi » plus généreux ou par un « toi d’abord »? C’est un renversement de perspective révolutionnaire et tellement plus porteur de paix et de joie.

« Sachez avoir tort. Le monde est plein de gens qui ont raison, c’est pour ça qu’il écœure ». Louis-Ferdinand Céline.

L’autre restera toujours un mystère

Le plus souvent, nous estimons avoir compris l’autre quand nous sommes parvenus « à nous mettre à sa place ». Mais cela ne vas pas bien loin. Nous nous faisons des réflexions du genre : « À sa place j’aurais fait cela, j’aurais pensé ceci. » En fait, nous jugeons l’autre simplement en reconstruisant ses pensées à l’aune des nôtres. Et l’expérience montre que nos constructions mentales sont la plupart du temps hasardeuses. Comment, en effet, comparer notre « moi » personnel ses aversions, ses désirs, ses goûts et ses dégoûts ave ceux de l’autre? Nous mettre à la place d’autrui revient seulement à contempler notre propre imaginaire…Et, c’est aussi souvent, hélas, le meilleur moyen de ne pas voir l’autre.

Il faut donc  aiguiser notre capacité d’observation sur notre propre comportement  et développer notre attention à ce que nous disons et à ce que faisons. Il est plus qu’important de reconnaître que « oui » j’ai des préjugés et je sais les identifier. Non, je ne m’en accommode pas. Oui, j’entreprends de me prendre en flagrant délit et de m’en débarrasser au plus vite.

 

« Il est plus facile de fissurer un atome que de venir à bout d’un préjugé. » Albert Einstein

Les compromis du quotidien

Pour le psychiatre Christophe Fauré, le compromis est un accord qui se veut pragmatique et qui est au service de la relation. « Il est le résultat d’ajustements et de concessions réciproques qui tentent de respecter au maximum les positions de chacun. Il se nourrit de bonne volonté et conscience que l’autre est « autre », avec ses besoins et ses exigences propres. »

Faire régulièrement des compromis implique une indulgence mutuelle et l’acceptation que la relation idéale n’existe pas. Pas facile à admettre! C’est ainsi une façon de manifester que nous acceptons, que dans les relations, les choses ne soient pas parfaites. Ceci prouve que nous sommes connectés au principe de réalité et que nous reconnaissons l’imperfection du monde, de l’autre et de soi. Sans compromis aucune relation n’a d’avenir!

« Tout compromis repose sur des concessions mutuelles, mais il ne saurait y avoir de concessions mutuelles lorsqu’il s’agit de principes fondamentaux » Gandhi

Éviter de juger l’autre

D’une façon générale, nous passons notre temps à juger, celui qui par sa négligence, ses faiblesse ou ses oublis, nous cause des torts, mais c’est aussi là où le bât blesse, nous avons horreur d’être jugés. Qui sommes-nous pour nous permettre de juger et de condamner? Pour juger moralement, il faut nécessairement comparer « ce qui est » avec une représentation « de ce qui devrait être ». Comment savons-nous qu’une chose est « bonne » ou « mauvaise »? En voyant seulement la surface et en interprétant ce que nous ne savons pas ? C’est le psychologue Leon Festinger qui a dit que « la comparaison est assassine ». L’esprit de comparaison est un poison subtil dans le cœur de l’homme. Le tragique, en effet, n’est jamais loin et nos comparaisons sont toujours assassines : nous cherchons à être « plus », plus riches, plus brillants, plus intelligents, plus aimés…et malheur à celui qui se sent « moins ».

Pourtant nous pourrions tellement progresser sans convoitise et sans jalousie… Nous fuyons le bonheur que nous pourrions trouver en nous et tentons de nous emparer de celui que nous imaginons en autrui…

« Il est impossible d’accepté d’être jugé par quelqu’un qui a moins souffert que nous. Et comme chacun se croit un Job méconnu… » Emil Cioran

La politesse prépare à autre chose

On disait autrefois des règles de politesse qu’elles étaient les règles du « savoir-vivre ». C’était une jolie expression. La politesse c’est savoir vivre avec les autres. Il ne s’agit pas tant d’être hypocrite que d’adoucir la loi de la jungle. Du « Bonjour comment allez-vous » adressé à des collègues de travail au « merci beaucoup »  dit à un jeune homme qui vous tient la porte,…ces petites phrases huilent les rouages sociaux. Selon Dominique Picard, professeur de psychologie sociale, la politesse représente en réalité un système cohérent reposant sur quelques principes fondamentaux comme le respect de soi et des autres, l’équilibre, l’engagement, l’échange…

La politesse est plus qu’un protocole ou une étiquette, elle permet de refréner nos tendances agressives et de lisser les relations dans des moments difficiles.

« Pour moi, la politesse n’est pas du tout une valeur conformiste, ce n’est pas du tout ce qui est imposé par un code de bonnes manières. Mais la politesse, c’est effectivement une manière de se protéger. C’est une manière de se protéger sans blesser l’autre. C’est donc, un état d’équilibre très subtil et très fin, qui est très difficile à défendre. Je ne suis pas du tout sûr de l’accomplir toujours, car un caractère poli peut cacher un tempérament violent. La violence peut très bien passer à travers la politesse, mais je dirais que c’est finalement dans une sorte d’espace, comme çà, qui serait dessiné par des mots comme politesse et délicatesse, possibilité de ne pas dire, possibilité même de tricher quelquefois avec les mots, de jouer avec l’implicite, de s’installer dans l’indirect. C’est à cet ordre-là, que, à tout instant, il me semble que j’ai envie d’appartenir. » Roland Barthes

Découvrir et arroser la patience

Face aux petites et grandes difficultés de la vie, il nous arrive de perdre patience. Et nous imaginons bien que notre exaspération ne résout en rien ces difficultés. Dans un monde ou tout nous presse, nous sommes de plus en plus rebelle à l’attente, de plus en plus étranger au rythme de maturation des choses. Nous finissons par oublier que rien ne s’accomplit dans l’instant. Dans bien des situations, la patience est pourtant une force qui nous permet de soulever des montagnes mais aussi, plus simplement, de mieux vivre. Elle demande un contrôle de soi, un trait primordial pour pouvoir mieux négocier les problèmes de la vie.

Toutes les traditions spirituelles s’accordent à dire que la patience est l’antidote de l’agression. La patience est une décision à prendre!

« Quand un arbre tombe, on l’entend; quand la forêt pousse, pas un bruit. » Proverbe sud-africain

Accepter ce que nous ne pouvons pas changer

Identifier ce sur quoi nous pouvons agir donne le sentiment positif de mieux contrôler les événements. Mais trop souvent, nous essayons de changer des choses sur lesquelles nous n’avons pas ou peu de contrôle. Quelle déperdition de temps et d’énergie! Quelles frustrations nous nous promettons! Il y a des choses que nous ne pouvons pas changer, en particulier le caractère non maîtrisable des autres. Mais nous pouvons modifier sensiblement notre façon de voir les événements. Autorisons-nous à oublier certains défauts, sachons aussi parfois être plus réalistes dans nos critères d’appréciation d’une situation. Apprenons « à faire avec » plutôt que de nier la réalité!

Pour accepter ce que nous ne pouvons pas changer, nous pouvons : prendre l’habitude de voir le bon côté des gens, prendre l’habitude de remplacer nos pensées négatives par des pensées positives et de penser aux avantages, ils existent toujours, de nos manques.

« Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer celles que je peux changer, et la sagesse de distinguer les premières des secondes. » Marc Aurèle

En conclusion

Il n’existe peut-être qu’une seule règle de la relation : tout ce qui n’est pas donné est perdu!

« Si tu veux être aimé, aime ». Sénèque

 

Extrait de « L’art de faire la paix au quotidien » écrit par Anne Ducrocq

 

 

 

 

 

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *